Les difficultés rencontrées pour installer une distribution Linux en mode Legacy-mbr étant apparemment assez nombreuses, j’ai donc décidé de proposer une démonstration de ce qu’on peut faire sur un PC réel, doté d’un disque dur mécanique de 640 Go. En résumé :
Marque et Modèle : Packard Bell EasyNote TK87
RAM : 4GiB Mémoire Système
CPU : dual core Intel Core i3 M 380 (-MT MCP-) speed/min/max: 933/933/2533 MHz
CGU : [AMD/ATI] Robson CE [Radeon HD 6370M/7370M]
1. Le choix de la distribution : xubuntu 26.04 (version minimale)
La plupart des novices se tournent vers des distributions comme Linux Mint ou Zorin, c’est pourquoi j’ai choisi une distribution basée elle aussi sur Ubuntu, à savoir Xubuntu 26.04.
- Ce choix est motivé par le fait qu’elle utilise le nouveau processus d’installation nommé Subiquity, contrairement aux versions 22.xx de Mint qui utilisent encore l’ancien protocole, à savoir Ubiquity*.
- J’ai également écarté la version LMDE7 de Mint qui utilise l’installateur Calamares (que je préfère personnellement), car peu de gens se tournent vers cette version.
* Un exemple de tuto pour une installation en mbr avec Ubiquity proposé par Enigma7 ici.
2. Création de la clé USB
La plupart des novices utilisant Rufus, on va se servir de cette application. Après avoir téléchargé le fichier ISO de la distribution de son choix, et l’application Rufus, on exécute cette dernière qui nous propose une fenêtre ayant cette apparence :
On prend soin de sélectionner l’image iso téléchargée, le schéma de partition mbr, les modes bios et uefi, et enfin de cocher l’option ajoutant une compatibilité pour les vieux bios. On clique sur « démarrer », et on valide via « continuer » jusqu’au lancement du processus. Quand celui-ci s’achève, la clé est prête.
3. Démarrage sur la clé USB
A ce stade, tout dépend du PC et de la manière dont le bios est configuré. En principe, il est programmé pour démarrer sur USB en priorité, ne serait-ce que pour pouvoir réinstaller Windows. Si ce n’est pas le cas, il faut regarder ce qui est indiqué en bas d’écran au début du démarrage. Sur un Packard Bell, on peut obtenir un menu en pressant F12, ce qui permet de choisir un boot sur USB.

Une fois la clé USB sélectionnée, on choisit la première entrée proposée (try or install Xubuntu) et on attend d’obtenir un bureau en mode graphique.
4. Préalables à l’installation
On pourrait lancer l’installation directement en cliquant sur l’icône idoine, mais personnellement, je préfère toujours m’assurer que tout est correctement préparé pour la future installation. C’est pourquoi, je procède à plusieurs opérations préalables avant de me lancer.
- Passage du clavier en mode azerty : depuis le menu en haut à gauche, j’ouvre un terminal et je saisis setxkbmap fr (en qwerty, ça donne setxkb,qp fr).
- Je connecte le wifi (saisir le code est tout de même plus simple en azerty).
- Je lance une commande sudo parted -l pour m’assurer que le disque est au format dos (mbr) :
Le disque est au format ms-dos. Les deux partitions (obsolètes) seront supprimées par la mise en place d’une nouvelle table de partitions. Tout est donc parfait pour réaliser l’installation en mode Legacy.
5. Installation directe
5.1. La phase initiale de l’installation
On clique sur l’icone nous invitant à installer. Subiquity se lance en proposant les étapes traditionnelles :
- Choix de la langue
- Installation des pilotes et codec
Ce qui nous amène inévitablement au choix de la méthode d’installation.
5.2. Du partitionnement manuel à l’installation
Je n’ai pas testé les propositions dites « automatiques » parce que j’aime bien contrôler ce que je fais. En outre, je préfère créer des partitions séparées pour la racine et le home, ce qui impose de passer par le partitionnement manuel. Et tant qu’on y est, profitons-en pour recréer la table de partitions.
Ceci étant fait, on ajoute (via l’icone +) une première partition de 85 Go environ en ext4 avec point de montage / pour y placer le système.
Même opération pour la partition /home, toujours en ext4 avec cette fois le point de montage /home

Il ne reste plus qu’à valider tout ça pour continuer l’installation. C’est à ce moment qu’on nous demande de créer notre utilisateur :
Ceci fait, Subiquity nous propose un récapitulatif, un choix de créneau horaire (désolé, j’ai oublié de faire les captures d’écran) avant de lancer l’installation :

A ce stade, il n’y a plus qu’à laisser l’installation aller à son terme, et à redémarrer une fois que c’est terminé. Le système redémarre en effet sans le moindre problème.
!!! On notera qu’à aucun moment, la création d’une partition efi ne nous a été proposée, ce qui est un progrès par rapport à la version liée à l’ancien installateur Ubiquity.
5.3. Petit bémol au redémarrage
Tout s’est parfaitement bien passé, si ce n’est que le format de disque a été modifié… On est passé d’un disque dos (mbr) à un disque gpt, ce qui a généré la création d’une mini-partition « bios-grub » pour compenser l’absence de grub dans le secteur zéro. Ce n’est pas rédhibitoire si le PC reconnaît le format gpt, mais c’est plus problématique si ce n’est pas le cas.
Le point 6 va montrer comment éviter cette mésaventure pour s’assurer que le format mbr (à suivre).
6. Conserver le format dos (mbr)
Après plusieurs essais, il semble que le plus simple soit, avant installation, de forcer le format de disque dos (mbr) depuis Gparted si par malchance le disque est initialement configuré au format gpt. Car Subiquity ne saura pas le faire lui-même. Pire, il bloquera l’installation au stade du partitionnement en ne sachant où placer grub si le disque est au format gpt et qu’aucune partition efi n’est détectée.
Cependant, il semble, d’après mes tests, qu’un vieux disque mécanique au format mbr soit moins bien géré au démarrage de Xubuntu s’il demeure en mbr (plus lent de 30 secondes, et grub toujours apparent malgré l’option « hidden »). La recréation de la table de partitions évoquée au début du point 5.2. semble donc préférable dans ce cas particulier.








